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Source : Wikipédia

Histoire

Des chiens de guerre ont été utilisés dans l'Antiquité par les Égyptiens, les Grecs, les Perses, les Brittons ou les Romains. Le Canis Molossus des Molosses de l'Épire fut le plus fort chien de guerre connu des grecs ; citons notamment Péritas le molosse d'Alexandre le Grand ; il était spécifiquement entrainé pour les batailles. Ils furent néanmoins surpassés par les puissants mastiffs que Rome rencontra lors de sa conquête de la Grande Bretagne, race qu'elle ramena à Rome et qui sera disséminée dans l'empire. Les chiens de guerre étaient envoyés au combat, souvent équipés d'un large collier clouté protecteur voire d'une cotte de mailles. Les Romains utilisèrent des formations de chiens d'attaque.

Durant le Moyen-Age, Attila utilisait des chiens molosses durant ses campagnes. L'usage se répandit dans les familles royales au Moyen Age de s'offrir des races de chiens de guerre ou de combats. D'autres civilisations utilisaient des chiens pour défendre leur caravanes ou leur expéditions des attaques ennemies. Les conquistadors espagnols utilisèrent ainsi des chiens carapacés qui avaient été entrainés à tuer. Les Anglais utilisèrent des chiens quand ils attaquèrent l'Irlande et les Irlandais utilisèrent également des lévriers irlandais pour attaquer les chevaliers normands montés sur leurs chevaux. Deux lévriers ou quelquefois un seul, pouvaient désarçonner un homme en armure, qu'un fantassin attaquait alors.

Plus tard, Frédéric II de Prusse utilisa des chiens comme messagers en Russie durant la guerre de Sept ans. En France, les chiens étaient utilisés pour garder les installations navales jusqu'en 1770. La première utilisation officielle aux États-Unis de chiens dans un conflit fut lors des guerres séminoles. Des chiens furent utilisés lors de la guerre de Sécession pour protéger, envoyer des messages ou comme mascottes d'unités.


Quelques exemples historiques

L'usage de chiens pendant les guerres est commun à plusieurs civilisations. Mais avec la progression des techniques de guerre, leur usage a grandement évolué :

Les chiens de guerre d'Hannibal

Hannibal n'a pas fait franchir les Alpes uniquement à des éléphants africains pour appuyer son armée. Il y avait aussi des chiens dressés pour répondre à différentes missions au sein de cette armée redoutable.

Connu pour avoir fait traverser les Alpes à des éléphants africains en 217 avant JC, Hannibal a aussi emmené des chiens dans ses expéditions militaires destinées à faire ployer Rome. Le chef carthaginois, qui déclencha la seconde guerre punique, fit marcher ses chiens de combat en tête de son armée, comme il est d'usage à l'époque. Ce sont les fameux Molosses, arrachés à la garde des domaines pour ouvrir la voie aux fantassins (à l'attache la journée, ces chiens dissuasifs étaient lâchés la nuit dans les propriétés pour effrayer les prédateurs en tout genre). La mine patibulaire, la babine retroussée et le collier hérissé de lames tranchantes, ils mettent en fuite ceux qui se retrouvent nez à nez avec ces apparitions sorties de l'enfer... Certains sont dressés à l'attaque et l'adversaire ne pèse pas lourd devant ces animaux habitués à tenir tête à un ours ou à une horde de loups. D'autres servent de messagers mais leur sort est funeste : on leur fait avaler des petits tubes de cuivre contenant les ordres et on les sacrifie pour les récupérer.
Les impressionnants Mâtins Napolitains sont les descendants directs des Molosses de l'Antiquité.



Chien Anti-char

Les chiens antichar (appelés aussi chiens-bombe ou chiens-mine) étaient des chiens dressés pour transporter des explosifs sous les chars et les véhicules blindés où ils explosaient, détruisant le char et tuant le chien.

Cette technique fut utilisée par l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale pour être utilisée contre les chars allemands. Les chiens étaient d'abord entrainés à aller chercher leur nourriture placée sous des blindés. On les privait de nourriture pendant plusieurs jours, ils apprenaient ainsi vite à courir sous un char placé non loin pour y trouver de quoi manger lorsqu'on les lachait. Une fois entraînés, ils étaient amenés sur le front. Sanglés avec des poches remplies d'explosifs, ils étaient lâchés devant des chars ou autres véhicules blindés ennemis. Quand les chiens passaient sous le char - la partie la moins blindée du véhicule - la charge explosait, souvent à l'aide d'un détonateur rudimentaire, quelquefois un simple bâton de bois vertical fixé sur le dos du chien et qui s'abaissait quand le chien se glissait sous le char.

La propagande nazie et, après-guerre, les experts militaires occidentaux prétendirent généralement que ce programme n'eut pas eu beaucoup de succès. Les Hundeminen, comme les appelaient les Allemands, avaient été entraînés avec des véhicules soviétiques, et pendant les batailles ils pouvaient être désorientés et aller sous les chars soviétiques. D'autres étaient effrayés par le bruit du combat ou que faisaient les chars et s'enfuyaient.

Selon des sources soviétiques, les chiens antichar détruisirent trois cents chars allemands. Ils étaient assez efficaces pour que les Allemands prennent des mesures pour les contrer. Les mitrailleuses en haut des chars n'étaient pas assez précises pour des cibles de taille relativement réduites. Ils étaient aussi assez bas, rapides et difficiles à voir. Les soldats allemands reçurent donc l'ordre de tuer tout chien qu'ils apercevaient. Finalement, les Allemands recoururent à des lance-flammes pour éloigner les chiens, ce qui fut plus efficace - mais pas toujours, certains chiens comme les dobermanns ne s'arrêtant pas.

En 1942, un grand contingent de chiens antichar fut désorienté et alla en tous sens, mettant en danger tous ceux présents dans la bataille et forçant le retrait de toute une division soviétique. Peu de temps après, les chiens antichar furent retirés du service.

L'entraînement de chiens de guerre pour ce genre de mission continua au moins jusqu'en juin 1996.


Chiens de Combat

Dans l'Antiquité, des chiens, souvent des races de type mastiff, étaient revêtus d'une armure et de collier clouté et envoyés à la bataille pour attaquer l'ennemi. Cette utilisation a été utilisée par différentes civilisations comme les Romains ou les Grecs. Cet emploi a été largement abandonné dans la période moderne de l'histoire militaire, les armes modernes pouvant tuer les chiens presqu'immédiatement. comme lors de la bataille d'Okinawa où des soldats américains éliminèrent un escadron de soldats japonais et leurs chiens

Logistique et transmissions

 

 

 

Au moment du déclenchement de la Première Guerre mondiale, plusieurs armées européennes utilisaient les chiens pour tirer de petits chariots. Beaucoup d'armées européennes adaptèrent le procédé à des fins militaires. L'armée de terre belge utilisait des chiens pour tirer leur mitrailleuses et d'autres fournitures ou blessés dans des carrioles. Les Français possédaient 250 chiens au début de la Première Guerre mondiale. Les Néerlandais copièrent l'idée et eurent des centaines de chiens entrainés et prêts à la fin du conflit (les Pays-Bas restèrent neutres durant cette guerre). Les Soviétiques utilisèrent également des chiens pour tirer les blessés vers les postes de secours durant la Seconde Guerre mondiale. Les chiens étaient bien adaptés pour transporter des charges sur des terrains enneigés ou couverts de cratères de bombes.

 

Les chiens étaient souvent utilisés pour transmettre des messages durant la bataille. Ils pouvaient être renvoyés de manière silencieuse vers un second maitre. Cela nécessitait d'avoir un chien qui soit loyal à deux maitres différents, sinon le chien risquait de ne pas délivrer le message à temps voire pas du tout.

Chien Mascotte

Les chiens étaient souvent utilisés comme mascotte d'unités militaire. Le chien pouvait être le chien d'un officier, un chien que l'unité adoptait ou l'un des chiens utilisés comme chien de travail. Certains unités choisirent d'utiliser toujours la même race de chien comme mascotte. Cette présence d'une mascotte était conçue pour augmenter le moral des troupes, et nombreuses furent utilisées dans ce but dans les tranchées durant la Première Guerre mondiale.

Chien Sanitaire

L'idée du chien sanitaire germe en Belgique en 1885. Son rôle est la recherche des blessés perdus sur le champ de bataille. Pour cela le chien doit prendre au soldat blessé, un objet lui appartenant, revenir auprès du brancardier et le guider jusqu'au blessé.

Chien Télégraphiste

Equipé d'un harnais sur lequel est disposé une grosse bobine de fil, (qui se déroule au fur et à mesure de la progression de l'animal) notre brave chien, se voit offrir pour toute mission de rejoindre un poste avancé, franchissant les barbelés, les tranchées, afin de rétablir des communications coupées.

Chien Parachutiste

La guerre d'Indochine voit l'armée Française se doter de chiens..........parachutistes. Un harnais équipé d'un parachute qui s'ouvre automatiquement, permet au maître et au chien d'arriver en zone hostile afin que le chien puisse détecter immédiatement la présence ennemie. Cette méthode sera abandonnée, et plus tard, le chien sautera plaqué au ventre de son maître.